Une page de remerciements n’a pas sa place au hasard dans un mémoire, un rapport ou un livre. Pour un travail universitaire français, je recommande généralement de la placer avant le sommaire, tandis qu’un ouvrage publié peut suivre une logique plus souple. La bonne décision dépend donc du type de document, du rôle du sommaire et des consignes de l’établissement ou de l’éditeur.
Le bon emplacement dépend d’abord du type d’ouvrage
- Mémoire ou rapport : les remerciements se placent habituellement après la page de titre et avant le sommaire.
- Thèse : ils apparaissent dans les pages liminaires, selon l’ordre imposé par l’école doctorale.
- Livre publié : le sommaire peut précéder les remerciements, qui peuvent aussi être reportés à la fin.
- Règle prioritaire : les consignes de l’université ou de la maison d’édition passent avant les habitudes générales.
- Sommaire et table des matières : ces deux éléments peuvent avoir un niveau de détail et un emplacement différents.
Dans un mémoire ou un rapport, placez les remerciements avant le sommaire
Pour un rapport de stage ou un mémoire universitaire, la réponse la plus sûre est simple : les remerciements viennent après la page de garde ou la page de titre, puis avant le sommaire. Cet ordre correspond à la pratique de nombreux établissements français et permet d’ouvrir le document par une courte page personnelle avant de présenter son organisation.
Une structure courante peut se présenter ainsi :
- Page de garde ou page de titre
- Dédicace, si elle existe
- Avant-propos, si le document en comporte un
- Remerciements
- Résumé ou abstract, selon les consignes
- Sommaire
- Liste des figures, tableaux ou abréviations
- Introduction
Dans un rapport de stage court, l’ordre est souvent plus resserré : page de garde, remerciements, sommaire, introduction. Pour un mémoire, le résumé, l’abstract et les listes peuvent s’intercaler. Je conseille donc de retenir le principe essentiel plutôt qu’une succession rigide de pages : les remerciements précèdent généralement le sommaire, sauf indication contraire.
La thèse demande un peu plus de prudence. Certaines écoles placent les remerciements avant les résumés en français et en anglais, d’autres les intègrent après un avant-propos. Dans ce cas, le guide de soutenance ou le modèle fourni par l’école doctorale doit trancher.
L’ordre des pages liminaires répond à deux logiques de lecture
Les remerciements et le sommaire appartiennent aux pages liminaires, c’est-à-dire aux pages qui précèdent le texte principal. Ils n’ont pourtant pas la même fonction. Les remerciements relèvent du paratexte, l’ensemble des éléments qui accompagnent le contenu sans participer directement à la démonstration. Le sommaire, lui, sert de carte de navigation.
Placer les remerciements en premier donne au document une entrée plus humaine. Le lecteur comprend qui a contribué au travail avant de découvrir sa structure. Le sommaire vient ensuite avec une fonction très concrète : il permet de repérer la problématique, la méthode, les résultats et les annexes en quelques secondes.
Cette organisation fonctionne particulièrement bien dans un mémoire, parce que les remerciements constituent souvent la seule page où l’auteur s’exprime de manière personnelle. Je recommande toutefois de garder cette liberté sous contrôle. Une page sincère et précise donne une impression de sérieux, tandis qu’un long texte affectif peut retarder inutilement l’entrée dans le sujet.
Le sommaire ne doit pas forcément reprendre la page de remerciements. Tout dépend de la méthode adoptée par l’établissement. Si les pages liminaires sont exclues du sommaire, ne les ajoutez pas artificiellement. Si le modèle demande de faire apparaître tous les éléments préliminaires, la rubrique doit être intégrée avec son numéro de page.

Le livre publié suit une logique plus souple
Dans un roman, un recueil ou un essai destiné à l’édition commerciale, il n’existe pas une règle unique comparable à celle d’un mémoire. Les remerciements peuvent se trouver avant le début du texte, après une préface ou une table des matières, mais aussi à la fin de l’ouvrage.
Pour un essai pratique ou un ouvrage documentaire, je privilégie souvent un sommaire placé tôt, car le lecteur veut comprendre rapidement le contenu et accéder au chapitre qui l’intéresse. Les remerciements peuvent alors venir après la préface, ou dans les dernières pages pour ne pas interrompre la progression vers le contenu.
Pour un roman, la décision est plus esthétique. Le sommaire est parfois absent, surtout lorsque les chapitres sont courts ou simplement numérotés. Les remerciements peuvent être placés en fin de volume afin de préserver l’entrée immédiate dans la fiction. Cette solution est aussi appréciée lorsque l’auteur souhaite remercier des lecteurs, des proches ou des professionnels après les avoir conduits jusqu’à la dernière page.
| Type de document | Emplacement conseillé | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Rapport de stage | Après la page de garde, avant le sommaire | Respecter le modèle de l’établissement |
| Mémoire | Après le titre et avant le sommaire ou la table des matières | Vérifier la place du résumé et de l’abstract |
| Thèse | Dans les pages liminaires, souvent avant les résumés | Suivre les règles de l’école doctorale |
| Roman | Avant le texte ou en fin d’ouvrage | Préserver le rythme de lecture |
| Essai ou guide | Sommaire au début, remerciements avant ou après le texte | Favoriser l’accès rapide aux chapitres |
Sommaire et table des matières ne jouent pas le même rôle
Une partie de la confusion vient des mots employés. Dans l’usage courant, sommaire et table des matières sont souvent considérés comme des synonymes. Dans l’édition et les travaux universitaires, ils peuvent pourtant désigner deux niveaux de présentation différents.
| Élément | Fonction | Emplacement fréquent |
|---|---|---|
| Sommaire | Présenter rapidement les grandes parties et les chapitres | Au début du document |
| Table des matières | Détailler les chapitres, sections, annexes et pages | Au début ou à la fin selon les usages |
Dans certains mémoires français, le sommaire apparaît au début, juste après les remerciements, tandis que la table des matières détaillée est placée à la fin, après la bibliographie et les annexes. Cette distinction est utile lorsque le document est long. Le lecteur dispose d’abord d’une vue d’ensemble, puis d’un outil précis pour retrouver chaque subdivision.
Si votre établissement n’emploie qu’un seul terme, ne cherchez pas à en créer un second. Le plus important est que le document reste cohérent dans ses titres, sa pagination et sa hiérarchie. Une table générée automatiquement ne remplace pas une vérification manuelle, surtout après les dernières corrections.
Les vérifications de mise en page qui évitent les erreurs
Une fois l’ordre choisi, quelques détails font la différence entre une page correcte et un document vraiment maîtrisé. Pour un mémoire, je conseille de limiter les remerciements à une page. Une thèse peut aller jusqu’à deux pages si la durée du travail et le nombre de collaborateurs le justifient, mais la longueur ne doit jamais devenir un signe de reconnaissance.
Soignez le contenu avant de déplacer la page
Commencez par les personnes directement liées au travail, comme la directrice ou le directeur de recherche, le tuteur professionnel, les membres du jury ou les personnes interrogées. Terminez par les proches. Cette progression du plus institutionnel au plus personnel donne une lecture naturelle et évite les oublis importants.
Je préfère toujours une contribution précise à une formule générale. Écrire « pour ses relectures attentives » ou « pour l’accès aux archives » est plus convaincant qu’une succession de remerciements vagues. Vérifiez aussi l’orthographe des noms, les fonctions et les titres, surtout lorsque le document sera conservé dans une bibliothèque ou une archive numérique.
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Contrôlez la pagination et le sommaire
Les pages liminaires peuvent être comptées différemment du corps du texte. Certaines consignes utilisent des chiffres romains minuscules, comme i, ii ou iii, puis recommencent la pagination en chiffres arabes à l’introduction. D’autres demandent une pagination continue, avec les numéros invisibles sur les premières pages.
Après toute modification, mettez à jour le sommaire et vérifiez la version PDF page par page. Une page de remerciements déplacée sans actualisation de la pagination peut créer un décalage immédiatement visible. Pour un livre imprimé, contrôlez également les pages de droite et de gauche si l’ouvrage suit une composition traditionnelle.
Enfin, si vous travaillez avec un éditeur ou une université, ne modifiez pas l’ordre uniquement pour suivre une préférence personnelle. Une convention locale peut sembler inhabituelle, mais elle reste prioritaire lorsqu’elle est explicitement demandée.
La règle qui fonctionne dans la plupart des manuscrits français
Pour un mémoire ou un rapport, placez les remerciements avant le sommaire, après la page de titre et les éventuelles pages personnelles. Pour une thèse, vérifiez l’ordre imposé par l’école doctorale. Pour un livre, choisissez entre une ouverture chaleureuse et une navigation immédiate, puis appliquez le même principe à toutes les pages liminaires.
En cas de doute, demandez-vous ce que le lecteur doit découvrir en premier. S’il doit comprendre rapidement la structure d’un travail, le sommaire doit rester très accessible. Si l’ouvrage repose davantage sur une relation personnelle ou littéraire, les remerciements peuvent ouvrir le volume ou attendre la dernière page.